Bita Azimi est nommée directrice de l’ÉNSA Versailles
Par arrêté de la ministre de la Culture en date du 27 juillet 2026, Bita Azimi est nommée directrice de l’École nationale supérieure d’architecture de Versailles, à compter du 7 septembre 2026.

Architecte et enseignante‑chercheure, diplômée de l’ENSA Montpellier en 1996, elle s’engage dans l’enseignement dès 2011, d’abord à l’ENSA Marseille, puis à partir de 2014 à l’ÉNSA Versailles, où elle devient en 2016 maître de conférences titulaire dans le champ TPCAU. Elle y développe une pédagogie fondée sur une conviction centrale : l’architecture est une discipline qui se construit par la culture du projet, entendue comme une manière de lire les territoires, d’interroger les structures — bâties, paysagères, infrastructurelles — et de comprendre leur rôle dans les manières d’habiter.
Son enseignement articule attention aux contextes, valeur des sols, exploration des systèmes structurels, et une approche transdisciplinaire et transculturelle du projet.
Issue d’une double culture franco‑iranienne, elle développe un travail spécifique sur les infrastructures et les structures territoriales, et sur leur capacité à révéler ou transformer les paysages. Ses voyages réguliers en Iran, en Inde traversent son enseignement comme sa pratique, et infusent les séminaires, workshops et master classes qu’elle encadre.
En 2024, elle est professeure invitée à l’École d’architecture de Tournai (Université de Louvain). Elle est également co‑commissaire de Concevoir un mémorial et de Learning from the desert à la Cité de l’architecture et du patrimoine (2025–2026), affirmant son engagement dans la valorisation des démarches contemporaines du projet.
Elle fonde CAB architectes en 2002 avec Jean‑Patrice Calori et Marc Botineau. Après une première série de réalisations dans le sud de la France — dont le Pôle Petite Enfance de La Trinité, Équerre d’argent 2012 — le projet de l’ENSAE à Palaiseau relocalise l’agence à Paris en 2013. Depuis, CAB poursuit un travail attentif aux structures, aux contextes et aux paysages, affirmant une architecture capable de formuler des réponses réalistes, sensibles et inventives face aux enjeux contemporains.