Buenos Aires et le Rio
Arnoldo Rivkin, Rémi Rouyer
Damas, la ville oasis
Yves ROUJON, Luc VILAN
Paris / Kyoto
Tetsuo Harada / D.Leclerc
Urbanisme moderne et permanence culturelle : Tachkent (Ouzbékistan)
Sawsan Noweir – Benoit Carrié
Echange ENAV- Chulalongkorn Univ.
R. Scoffier
UN LIEU « PROPICE »
F.Chochon
Question Métropolitaine
D.Klouche, J.Montfort
La peau, le projet
E.Combarel / L.Régis
HYBRIDATION
JC.MASSON/ D.TROTTIN
LOGEMENTS HYBRIDES
B.Drossart/ G.Bourbouze
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Buenos Aires et le Rio
Arnoldo Rivkin, Rémi Rouyer
Cet enseignement de projet vise la ville dense comprise comme superposition, imbrication et déplacements de strates différenciées, à commencer par les strates naturelles de son milieu. Pour se confronter à la ville par strates, le projet privilégie la section transversale et non pas le plan masse. Dés lors la définition qualitative d’un espace architectural précis et fragmentaire est à même de déclencher un processus de projet ouvert à la fluidité de son milieu. Face à l’urgence écologique, on répond ici non pas par un interventionnisme basé exclusivement sur des calculs quantitatifs, mais par un souci sur le rapport intime qui relie la définition de l’espace architectural et les mouvements de la nature. En s’accumulant comme fragments de ville, les strates qui construisent la métropole ne peuvent pas ignorer les strates naturelles sur lesquelles ils s’assoient ; ils doivent au contraire se situer dans sa continuité. D’autre part, en mettant en lumière l’habitabilité des couches qui séparent le dedans du dehors, on peut tirer parti des espaces intermédiaires comme facteurs d’une économie d’énergies. La qualité spatiale, le plaisir de l’habiter, le luxe d’une perception spatiale élargie, deviennent ainsi les garanties d’un développement durable en profondeur de la métropole contemporaine. Dans son interface avec le Rio la ville de Buenos Aires un terrain approprié pour développer une telle démarche de projet (cf. la vision de Le Corbusier).
Damas, la ville oasis
Yves ROUJON, Luc VILAN
L’objectif de l’Atelier est de rechercher par le projet les solutions urbaines, architecturales et paysagères capables de mettre en dynamique tendances de la croissance contemporaine, demandes résidentielles usages, infrastructures, agriculture et richesse du patrimoine urbain et paysager de l’oasis de Damas.
Paris / Kyoto
Tetsuo Harada / D.Leclerc
Etudier la culture et l’architecture japonaises pour comprendre les architectures actuelles qui se passe développent dans des contextes différents qu’en France. Cet enseignement consiste à faire l’étude d’un projet dans le cadre d’un échange international. Le projet se déroule en trois parties. La 1ère partie, en France, permet aux étudiants de se familiariser à la culture et l’architecture japonaise et à débuter le projet en vue du déplacement au Japon.
En 2ème partie, à Kyoto, les étudiants font les analyses de site et travaillent sur leurs projets en collaboration avec des étudiants japonais de KIT. La 3ème partie se déroule de nouveau à Versailles où les étudiants travaillent et finalisent leur projet japonais.
A leur tour, les étudiants de KIT se déplacent en France et s’associent avec nos étudiants pour élaborer leur projet situé à Paris.
Le projet sera donc un travail en équipe. Il nécessite un investissement individuel et collectif et l’acquisition de connaissances importantes. Il implique une collaboration directe et régulière avec les étudiants de KIT et avec la ville de Paris.
Urbanisme moderne et permanence culturelle : Tachkent (Ouzbékistan)
Sawsan Noweir – Benoit Carrié
L’objectif de cet atelier est d’élargir l’horizon culturel des étudiants et de permettre de mener une réflexion comparative sur la production architecturale et urbaine moderne, son évolution, sa transformation et son intégration dans l’espace urbain de la ville actuelle. Cette réflexion sera enrichie sur place par la visite d’autres villes historiques : Boukhara et Samarkand.
Echange ENAV- Chulalongkorn Univ.
R. Scoffier
Nous explorerons cette année simultanément deux thématiques contradictoires, celle d'une architecture qui tendrait à disparaître dans le sol et celle d'une architecture qui chercherait à s'en libérer. Les étudiants inscrits dans ce module devront faire des propositions sur deux sites totalement différents, deux laboratoires de ces situations extrêmes.
..Sophia-Antipolis où s'est développée depuis une quarantaine d'années une architecture horizontale souvent très pertinemment inscrite dans les pentes et masquée par la pinède. Une technopole desservie par des entrelacs de voies et de ronds-points, où l'architecture est invisible et où le repérage est systématiquement pris en charge par une signalétique omniprésente. Une ville aussi qui cherche à se refonder, loin du tout automobile, sur la notion de développement durable.
..Bangkok qui, autour des réseaux de transport surélevés (freeway, métro…), a vu émerger une architecture de tours déconnectées du sol et rappelant les gratte-ciel en lévitation de la ville du Cinquième élément, le film de Luc Besson.…
L'enseignement se déroulera deux temps enchevêtrés, mêlant un projet long et un projet court. Le projet long se développera à Sophia-Antipolis où nous nous rendrons au début du semestre. Il s'agira d'imaginer un nouvel avenir pour cette zone, sans remettre en cause les principes fondamentaux de cette technopole. Le projet court se déroulera dans le cadre d'un Workshop à Bangkok d'une dizaine de jours.
UN LIEU « PROPICE »
F.Chochon
L’apparition au sein de l’école d’un groupe « Théâtre » à mis dernièrement en évidence un manque d’offre en ce qui concerne le rapport d’intervenants divers à un auditoire.
Les deux amphis actuellement à disposition sont chacun configurés de manière fixe pour un fonctionnement de conférences et cours magistraux.
La proposition du présent module pédagogique vise à la transformation d’une grande salle des écuries, de sorte à ce qu’elle puisse présenter un rapport scène/salle, modeste, mais de qualité.
Question Métropolitaine
D.Klouche, J.Montfort
Le P45 s’intéresse à la question métropolitaine..
Une première phase de recherche permettra de définir le cadre de cette spécificité, à travers l’étude approfondie d’un certain nombre de projets référents pré-sélectionnés.
Une seconde phase sur place (à Rio), se concentrera sur les spécificités du contexte d’intervention : Contexte physique (climat, topographie, etc), mais aussi socio-économique. Différentes études de faisabilités seront élaborés lors de ce séjour sous forme de Workshop intensif.
Une troisième phase enfin permettra de matérialiser les acquis des différentes recherches sous la forme d’un projet développé aussi précisément que possible. La proposition articulera les questions de flux, de réseaux, de densité, de programmation, d’espace public, de typologies, etc.
Comme les voyages personnels, une étude universitaire en milieu « exotique » n’a pas spécifiquement pour objet de développer des compétences « internationalistes », mais plutôt la mise en perspective d’une pratique quotidienne dont les tenants et aboutissants apparaissent soudain de manière plus objectives. Apprendre à connaître l’autre, c’est d’abord apprendre à se connaître sois-même.
La peau, le projet
E.Combarel / L.Régis
La recherche proposée ici portera sur l’interface, sur le contenant, sur le fait de savoir tirer profit d’un équilibre naturel en inventant un ordre organique spécifique à la manière d’une pelure, d’une écorce, d’une carapace... Elle ne sera pas dépourvue de préoccupation esthétique et s’ancrera dans une réflexion sur la peau, sur un épiderme sensible tanné, marqué, tatoué, scarifié.
Le projet se concevra ici comme une limite, une interface entre des territoires, entre des situations. Il appellera à notre capacité à inventer des transitions : soit une proposition pour englober, envelopper, contenir.
L’architecture deviendra prédatrice, tout en étant consciente de ses limites et de sa dépendance au milieu. Un projet durable, équitable, donc, en état permanent de lutte avec l’environnement, qui devra donner pour mieux prendre, muter pour mieux s’adapter, les arbitrages étant guidés par un instinct de survie.
Le corps architectural, conçu à la fois comme biotope et ambiance, sera contrôlé à l’aide d’une peau permettant de hiérarchiser les échanges en ne donnant rien sans exiger un retour sur investissement, en ne proposant rien qui ne puisse être compensé ; en permettant aussi de filtrer, de laisser transpirer, de laisser perler…
HYBRIDATION
JC.MASSON/ D.TROTTIN
L'espace public représente dans nos sociétés, en particulier urbaines, l'ensemble des espaces de passage et de rassemblement qui sont à l'usage de tous.
Le domaine public est donc censé être un lieu de liberté de circulation et de partage.
L’espace public traditionnel parc / rue / place fonctionnait de manière continue sur ce principe. Aujourd’hui, l'étalement des villes produit une structure urbaine peu compatible avec des déplacements piétons et condamne les usages de proximité.
Aux prises avec la question de la densité, corollaire du « Sprawl » et en butte avec le nouveau paradigme du développement durable qui dicte de nouvelles attitudes, l'espace public doit être (re)mis en question.
Les commerces se sont regroupés en pôles et les liens entre ces pôles ont perdu leur qualité d’usage au profit du flux. Baudelaire et son « flâneur » ont été progressivement remplacés par la rationnalité, le process et la performance. Le fonctionnel, les normes de sécurité et de circulation, les règlements handicapés, ont distendus, séparés, spécialisés et hiérarchisés l’espace public.
La mauvaise qualité des matériaux, leur banalité, tout en souhaitant maintenir un semblant de tradition achève l’indigence.
Les opérations fleurissement avec bouquets survitaminés finissent rarement bien des centres villes aussi mal engagés.
Dans un univers contemporain profondément individualiste, rongé par le repli sur soi et miné par la rentabilité, la valeur collective prend alors tout son sens. Comment fabriquer de la ville et crée de nouveaux liens ?
Aujourd’hui, les lieux réels d’échanges et de pratiques collectives sont discontinues et se situent ailleurs : dans les centres commerciaux, les parkings, les gares… C’est autour des notions contemporaines de circulation et de commerce qu’existent les espaces publics.
Cette réalité pose la question de la privatisation des lieux publics (avec ce que cela sous-tend de contrôle) et de leur intégration de plus en plus marquée dans des lieux construits.
Dans ce sens, les lieux de rencontres, de commerces, de recherches se déplacent de plus en plus dans la sphère virtuelle : my space , second life, forum de discussion et sites marchands etc …
Ces lieux publics non spatialisés accompagnent de plus en plus nos pratiques quotidiennes.
La question posée dans notre projet de P45 est comment hybrider le réel et le virtuel pour Questionner l’avenir de l’espace public qui reste le c½ur des villes d’aujourd’hui et de demain.
Le sociologue Habermas décrit l’espace public comme « le processus au cours duquel le public constitué d'individus faisant usage de leur raison s'approprie la sphère publique contrôlée par l'autorité et la transforme en une sphère où la critique s'exerce contre le pouvoir de l'État. »
LOGEMENTS HYBRIDES
B.Drossart/ G.Bourbouze
VILLE HYBRIDE CONTRE ECO-QUARTIER
Les récents questionnements sur la ville durable ont remis sur le devant de la scène la question de l’étalement urbain. Repoussoir récurrent de l’urbanisme moderne depuis Broadacre City de FL. Wright, le sprawl se trouve de nouveau au centre des débats, épinglé pour les sur-consommations en tout genre qu’il induit (déplacements, réseaux…). La récente consultation sur le Grand Paris a ainsi exposé les nombreuses réflexions traitant des questions de compacité ou de densité urbaine.
Pendant univoque des ces pistes multiples, et réponse clé en main aisément communicable, l’éco-quartier se présente aujourd’hui comme le nouveau concept salvateur. Même s’il a vocation à englober la ville dans sa totalité, ce vocable nous semble contenir une connotation exclusive, et rappelle le développement récent des grandes villes américaines, où les centres villes considérés comme obsolètes ont tout simplement été abandonnés pour fonder sur de nouveaux territoires pour l’instant plus verdoyant et à la population plus contrôlée, de nouvelles enclaves à l’urbanité villageoise idéale.
A l’encontre d’une telle tendance où la ville est indéfiniment perçue comme une tabula rasa, inventant de nouveaux quartiers toujours plus denses et pimpants, quitte à laisser en friche des hectares de territoires plus centraux mais plus contraints, il nous semble crucial de se pencher sur la densification de la ville existante, et ce faisant sur la réutilisation de ses nombreuses constructions désaffectées. La densification raisonnée des territoires suburbains nous semble être ainsi la clé vers une nouvelle urbanité plus hybride et inclusive.
LE LOGEMENT COLLECTIF, TERRITOIRE EN PROJET
Versant programmatique de cette expansion urbaine, le logement individuel ou collectif peine à se diversifier. Le marché de la maison individuelle, c’est un fait connu, est depuis longtemps monopolisé par les constructeurs de pavillons standardisés; le logement collectif produit dans un cadre plus diversifié (promoteurs, bailleurs) souffre également d’une certaine monotonie typologique. L’évolution actuelle du logement en France tend ainsi vers une uniformisation des pratiques.
Logements sociaux, logements privés subissent tous l’application des mêmes cahiers des charge et de réglementations parfois tatillonnes (jours principaux / secondaires, ratio SHON/SHAB, SHAB/surfaces vitrées, consommation énergétique) qui cantonnent trop souvent le champ architectural dans un registre décoratif ou dans celui de la performance.
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Les projets
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