LES PROJETS P45 :
- Architecture et développement durable : recycler, transformer, habiter. La mutation d’un îlot en milieu urbain
responsables : D. Leclerc, V. Carputi
Les nécessaires évolutions destinées à mieux gérer les ressources matérielles et énergétiques de la planète obligent à rechercher des solutions architecturales et techniques capables d’y répondre. Cet enjeu majeur de la société contemporaine questionne la démarche architecturale sur de nombreux points, comme la prise en compte détaillé du contexte environnemental et la recherche de dispositifs architecturaux et techniques capables d’apporter de véritables économies de ressources (énergie/eau/matières premières). L’émergence d’une prise de conscience partagée de la notion de Développement durable engendre, pour les acteurs de l’évolution du cadre bâti et de l’aménagement du territoire, la nécessité d’acquérir des compétences afin de pouvoir accéder à la demande d’une croissante qualité environnementale dans le bâtiment.
- Architecture et patrimoine contemporain : transformation, restructuration, mutation d'un édifice "du marché au centre d'art et de culture..."
responsable : D. Brard
Le projet a pour but de développer une réflexion sur l’intervention architecturale contemporaine dans le patrimoine récent. L’intervention architecturale ne peut pas être autonome ; elle instaure un dialogue spécifique avec le bâtiment existant, elle entre en résonance avec lui, soit en opposition, soit en interaction. En cela elle le révèle et le met en valeur, sa conservation agissant comme une interpellation de la mémoire, rappelant le passé et faisant vibrer le présent. En respectant les architectures et les diversités, en affirmant cette volonté de dialogue, le projet doit avoir pour objectif de fédérer, couturer, lier les lieux différents tant en architectures qu'en usages. Ce principe d'intervention en globalité, en "stratification", se situe en continuité de l'évolution de notre patrimoine, qui, tout au long de l'histoire, a évolué, a été modifié, transformé, reconverti, modernisé, juxtaposé,... pour parvenir à nous.
- Campagnes urbaines / Ville diffuse : « Le plateau de Saclay »
responsables : L. Vilan, R. Hasson
"On devrait construire les villes à la campagne car l’air y est plus pur" proposait Alphonse Allais il y un siècle. Dans un étalement généralisé, la ville d’aujourd’hui se construit à la campagne. Est-ce parce que l’air y-est plus pur ? Est-ce parce que la voiture le permet ? L’étalement urbain est une tendance lourde de la croissance urbaine contemporaine. Il est présent, il se poursuit, il se poursuivra… . La question, ici, est de savoir comment envisager cette croissance urbaine sur la campagne, à la frontière des terres agricoles ou avec les champs cultivés. Il s’agit de relever le défi de cet enjeu de société. Il s’agit de l’interpréter comme un enjeu de projet… urbain, architectural autant que paysager et agricole. L’atelier de l’année 2007-08 se fait en partenariat avec l’école du Paysage de Versailles (ENSP), département d’agriculture urbaine. L’objectif de cette rencontre est de fonder les projets architecturaux et urbains sur la compréhension des dynamiques urbaines articulées aux dynamiques agricoles dans une vision actualisée des pratiques de l’agriculture péri-urbaine.
- Motifs et enveloppes
responsable : R. Rouyer
L’ornement ou le motif constitue un principe récurrent de la culture architecturale. Rejeté par nombre d’architectes au XXe siècle, il opère aujourd’hui un étonnant retour en grâce. Trop souvent réduit à un simple décor de façade ou à un détail de second œuvre, il dissimule en réalité un puissant moteur de projet par le jeu de mise en action que son « motif » et ses multiples variations permettent. D’aucuns (Frei Otto, Le Ricolais…) ont transposé des « motifs » issus de la nature pour élaborer des logiques constructives capables d’engendrer des dispositifs de parois et d’enveloppes. Treillis, résilles, membranes sont autant de principes constructifs qui ouvrent sur une grande variété d’espaces et d’échelles. La modélisation numérique permet aujourd’hui d’engendrer des modulations de motifs et constitue une réactualisation de l’ornement et ses multiples variations. Nombre d’architectes et d’ingénieurs aujourd’hui (Herzog et de Meuron, Balmond, Ito, Hadid, FOA, Rojkind…) ont recourt à ces motifs constructifs pour développer des stratégies de projet. C’est principalement les potentialités d’expérimentation entre fragments grandeur nature, maquettes et modélisations, qu’il s’agira de tirer de ces motifs pour construire le travail du projet sur une relation consubstantielle entre qualités spatiales et matérielles.
- Strates en mouvement : Venise et sa lagune
responsable : A. Rivkin
L’objectif de ce cours est d’aborder l’interface créative entre sciences de la vie d’une part et nouvelles technologies de l’autre dans le domaine du projet d’architecture. Par le biais des modélisations virtuelles et réelles, on repère des typologies spatiales et constructives nouvelles faisant écho aux processus naturels (stratification/fractalisation). Ces typologies seront le support du travail du projet pour Venise. Car, si Venise est considérée comme la ville par excellence, c’est qu’en elle, le savoir de la Techné (technique, technologie, art) a su se mettre en résonance ou en « mimesis » avec son milieu naturel. Il s’agit d’une relation de contigüité « mimétique » entre d’une part des strates naturelles — bassins, marécages, eaux plus profondes salées —, et de l’autre, des strates artificielles — architecturales, urbaines, portuaires —. Aujourd’hui, l’enjeu d’un projet pour Venise et sa lagune est de tirer parti des nouvelles technologies, tout d’abord dans le processus de projet, pour rétablir la relation intime qu'entretient depuis toujours la ville avec son écosystème lagunaire.
- Projet architectural et urbain en contexte : diagnostics partagés et projets alternatifs
responsable : R. Sabatier
Les étudiants, en tant que futurs architectes, doivent pouvoir s’exercer à être les interlocuteurs des acteurs du projet architectural et urbain. Cette mise en situation implique d’aborder et de comprendre une complexité qui tient autant d’un contexte territorial donné qu’aux différentes autorités qui y opèrent par de multiples dispositifs programmatiques et opératoires. Pour ce faire nous mettrons en place des éléments de diagnostic territorial, social et patrimonial. Ces propositions feront l’objet d’un débat, lors d’une présentation in fine aux acteurs et élus concernés.
- Les objets singuliers
responsables : C. Hauvette, F. Chochon
Ce titre résume notre prise de position en faveur d’objets «singuliers», objets réels (architecturaux) construits dans les villes et objets virtuels (conceptuels) produits par la pensée philosophique. Il est emprunté à un ouvrage publié en 2001 qui transcrit un débat entre l’architecte Nouvel et l’écrivain Baudrillard dans lequel le premier prône un rapport de suzeraineté entre l’objet et l’environnement pendant que le second défend la singularité des concepts contre la «lisibilité» que la société cherche à imposer à toute pensée.
- Edifices ordinaires et extraordinaires
responsables : H. Bagot, J. Sautereau
Les étudiants ont généralement travaillé sur des projets d’architecture en partant de sites, de programmes et de thématiques d’architectes. Nous proposons, à titre d’expérience, de concevoir un projet d’architecture à partir de l’œuvre d’un artiste. Pour ce faire nous étudierons les concepts et les processus de création qui en découlent. Cette proposition devrait privilégier l’imaginaire et l’intuition pour s’insérer dans un cadre de programme, de site et de construction. Il s’agit donc bien d’ouvrir le champs de l’architecture.
- Les enjeux de la faisabilité : une école d’art à Paris
responsables : J.J. Terrin, L. Couton
L’objectif de ce projet consiste à faire une étude de faisabilité pour la réhabilitation d’une école d’art à Paris. Le projet est élaboré par des étudiants architectes et ingénieurs qui travaillent ensemble sur les conditions de faisabilité dans différents domaines de ce projet complexe : urbain, environnemental, fonctionnel, patrimonial, technique, constructif, réglementaire, économique, etc. Le projet implique une collaboration directe et régulière avec le maître d’ouvrage, la Direction du patrimoine et de l’architecture de la ville de Paris (DPA) et les usagers de l’école.
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Les projets
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