Environnement(s) : pour une écologie urbaine
David LECLERC et Patrick HENRY
Enjeux de la Faisabilité
Jean-Jacques Terrin, Stéphane Berthier
« Campagnes urbaines / ville diffuse »
René HASSON, Luc VILAN
]PROJETS D’ESPACE[
P.N. Noviant, B. Kligerman, F.Hertweck
Venise et sa lagune. Strates en mouvement
Arnoldo Rivkin
Motifs et enveloppes
Rémi Rouyer, Sébastien Rinckel
Habitat solidaire et durable
Nadia Hoyet, Fabien Duchène
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Environnement(s) : pour une écologie urbaine
David LECLERC et Patrick HENRY
Alors que la question du « Grand Paris » se retrouve relancée, nous proposons de réfléchir dans le cadre de ce P45 à la spécificité de ces territoires hybrides qui constituent l’aire de développement de la Métropole parisienne. L’objectif pédagogique est de permettre à l’étudiant de construire, depuis une échelle territoriale, une démarche de projet ouverte et cohérente pour répondre à des problématiques de la ville contemporaine. Il s’agira d’engager, à partir de la réalité concrète de ces territoires, des modes de réflexion et des outils spécifiques, en prise avec la complexité des situations rencontrées. C’est aussi à l’échelle de ces territoires que les questions environnementales prennent un sens particulier en les positionnant non plus du côté de la norme, mais plutôt du côté de l’invention et en s’interrogeant plus particulièrement sur leurs modalités d’application. « Il y a au c½ur du développement durable une théorie de l’ajustement permanent au réel » (Ph. Madec).
Démarche transverse, mêlant dans un même mouvement des problématiques territoriales, paysagères, environnementales et architecturales, mais aussi économiques et sociales, il s’agira, partant de l’observation et la prise de connaissance de ces territoires, de considérer leurs potentiels comme base de projets à venir.
Enjeux de la Faisabilité
Jean-Jacques Terrin, Stéphane Berthier
L’objectif de ce projet consiste à faire l’étude de faisabilité d’un équipement ou d’un projet urbain. La conception sera faite par des étudiants architectes et ingénieurs (école d’ingénieurs associée) qui travaillent ensemble sur la faisabilité de ce projet complexe en prenant en compte différents domaines : urbain, environnemental, fonctionnel, patrimonial, technique, constructif, réglementaire, économique, etc.
Le projet privilégie donc le travail en équipe et nécessite un investissement individuel et collectif. Il implique une collaboration directe et régulière avec le maître d’ouvrage et les usagers qui participeront activement au suivi de l’étude.
Les équipes de projet, composés d’étudiants architectes et ingénieurs travaillent sur un même projet global et doivent donc se coordonner pour assurer la cohérence entre leurs études.
Les objets du singulier
F.Chochon, C.Hauvette
Ce titre résume notre prise de position en faveur d’objets «singuliers», objets réels (architecturaux) construits dans les villes et objets virtuels (conceptuels) produits par la pensée philosophique. Il est emprunté à un ouvrage publié en 2001 qui transcrit un débat entre l’architecte Nouvel et l’écrivain Baudrillard dans lequel le premier prône un rapport de suzeraineté entre l’objet et l’environnement pendant que le second défend la singularité des concepts contre la «lisibilité» que la société cherche à imposer à toute pensée.
« Campagnes urbaines / ville diffuse »
René HASSON, Luc VILAN
Le programme 2010 approfondi la collaboration de l’ENSAV avec l’ENSP, AgroParis’Tech et mis en place depuis 3ans, dans le cadre du CERAPT (Centre d’Etudes et de Recherche en Agri-urbanisme et Projet de Territoire, http://www.agriurbanisme.fr ).
Il a pour objectif central de construire, sur le terrain de la plaine d’Herblay, un projet de territoire, global. C'est-à-dire construire un projet capable d’articuler plusieurs métiers : l’architecte-urbaniste, le paysagiste, l’agronome.
Sectoriels et nécessairement fragmentaires, les formations ne peuvent pas, isolément, atteindre la complexité de l’imbrication des enjeux de la ville et de la campagne. Imbrication particulièrement forte dans une période où la péri-urbanisation, loin de se stabiliser, se généralise et atteint la profondeur du territoire français (pour ne parler que de celui-ci).
Quand Ville et campagne se mêlent il devient urgent de former des professionnels capables de saisir la pluralité des approches, pour travailler ensemble. Il est urgent de changer le regard pour changer la ville et la campagne.
La démarche innovante mise en ½uvre entend ainsi réagir, par les projets, rencontres et les échanges, sur un terrain commun, aux discours séparés des disciplines.
]PROJETS D’ESPACE[
P.N. Noviant, B. Kligerman, F.Hertweck
L’espace comme projet prend acte des figures actuelles d’une obsolescence relative de l’urbain comme support spatial des convergences contemporaines ; l’espace comme projet prend acte des faits de désespace qu’installent transports et télécommunications sous l’interconnexion globale du monde.
Il s’agit de proposer à des étudiants maitrisant les logiques techniques de l’architecture l’acquisition d’une capacité actuelle d’intervention reconnue dans le contexte prospectif de la production physique de l’espace et des environnements, mais aussi bien de l’être ensemble des nouvelles communautés contemporaines.
]Projets d’espace[
élabore, décrit, construit les nouveaux lieux de convergence d’un monde humain. C’est un projet
expérimental/pragmatique où le futur architecte confirme et renouvelle les compétences acquises au cours de son cursus de formation - en matière de techniques de description et de projet architectural en relation d’un nouveau contexte territorial considéré comme complexe - on pourrait dire hybride ou réel, constatant qu’il est désormais transversal - physique et immatériel - et de ce fait difficile à percevoir, décrire et programmer dans son fonctionnement global.
Venise et sa lagune. Strates en mouvement
Arnoldo Rivkin
L’objectif de ce cours est d’aborder l’interface créative entre sciences de la vie d’une part et nouvelles technologies de l’autre dans le domaine du projet d’architecture. Par le biais des modélisations virtuelles et réelles, on repère des typologies spatiales et constructives nouvelles faisant écho aux processus naturels (stratification/fractalisation). Ces typologies seront le support du travail du projet pour Venise. Car, si Venise est considérée comme la ville par excellence, c’est qu’en elle, le savoir de la Techné (technique, technologie, art) a su se mettre en résonance ou en « mimesis » avec son milieu naturel. Il s’agit d’une relation de contigüité « mimétique » entre d’une part des strates naturelles — bassins, marécages, eaux plus profondes salées —, et de l’autre, des strates artificielles — architecturales, urbaines, portuaires —. Aujourd’hui, l’enjeu d’un projet pour Venise et sa lagune est de tirer parti des nouvelles technologies, tout d’abord dans le processus de projet, pour rétablir la relation intime qui entretient depuis toujours la ville avec son écosystème lagunaire.
Motifs et enveloppes
Rémi Rouyer, Sébastien Rinckel
L’ornement ou le motif constitue un principe récurrent de la culture architecturale. Rejeté par nombre d’architectes au XXe siècle, il opère aujourd’hui un étonnant retour en grâce. Trop souvent réduit à un simple décor de façade ou à un détail de second ½uvre, il dissimule en réalité un puissant moteur de projet par le jeu de mise en action que son « motif » et ses multiples variations permettent. D’aucuns (Frei Otto, Le Ricolais…) ont transposé des « motifs » issus de la nature pour élaborer des logiques constructives capables d’engendrer des dispositifs de parois et d’enveloppes. Treillis, résilles, membranes sont autant de principes constructifs qui ouvrent sur une grande variété d’espaces et d’échelles. La modélisation numérique permet aujourd’hui d’engendrer des modulations de motifs et constitue une réactualisation de l’ornement et ses multiples variations. Nombre d’architectes et d’ingénieurs aujourd’hui (Herzog et de Meuron, Balmond, Ito, Hadid, FOA, Rojkind…) ont recourt à ces motifs constructifs pour développer des stratégies de projet. C’est principalement les potentialités d’expérimentation entre fragments grandeur nature, maquettes et modélisations, qu’il s’agira de tirer de ces motifs pour construire le travail du projet sur une relation consubstantielle entre qualités spatiales et matérielles.
Habitat solidaire et durable
Nadia Hoyet, Fabien Duchène
Les recherches sur l’habitat social et durable initiées avec la participation de l’ENSA-V au concours d’étudiants organisé dans le cadre de l’exposition « Habiter écologique » (Cité de l’architecture et du patrimoine – mai à nov 2009) ont montré comment l’architecture des logements de demain se transforme en fonction des nouvelles pratiques d’habiter liées aussi bien aux transformations sociales qu’aux nécessaires évolutions vis-à-vis de notre environnement.
La problématique contemporaine liée à la question du logement dans une perspective de développement durable nous conduit notamment à nous interroger sur la requalification du parc existant, en termes d’usages tout autant qu’en termes énergétiques. Le groupe de projet abordera cette question d’actualité en partenariat avec des acteurs économiques : le bailleur social I3F et EDF recherche et développement, et des compétences universitaires complémentaires : l’école Boulle et le CEDER.
Le rapprochement avec l’ Ecole BOULLE fournit l’occasion d’approfondir des notions partagées sur les sciences de l’espace, du construit et de l’usage.
La participation des étudiants du CEDER (master professionnel concernant l’étude et l’intégration des piles photovoltaïques) apporte une vision technique et quantifiée de la conception des systèmes énergétiques.
Le bailleur social I3F fournit le contexte urbain, social et économique de l’étude, stimulant de ce fait la recherche de solutions réalistes autant qu’innovantes.
La présence d’EDF-RetD accentue la nécessité d’innovation pour atteindre les objectifs du Facteur 4, qui transforme aussi bien les cultures constructives que les usages du logement, notamment dans la relation à la ville. |
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Les projets
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