énsa-v
agenda
< <

octobre 2017

> >

L

M

M

J

V

S

D

            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30 31          


recherche

> Trier par thème

études

école

exposition

rencontres autour d'un livre

concours

portes ouvertes

documentation

recherche

publications

associations

recrutement

international

conférence

divers

appels d'offre / marchés publics

colloque

travaux

vidéo

mooc

> Trier par lieu

études

La métropole liquide

Studio SP12, juin 2012, ENSA-Versailles

énsa-v

Juin 2012

Enseignants responsables : Luc Régis & David Trottin

Jérôme Boutterin, Gilles Ebersolt, Alexandra Sà, Maud Santini, Tshely Shin, Guillermo Wieland


Moniteurs : Yanis Bousbaine, Pauline Gillet, Julie Tarrancle, Nastasia Potel, Clément Maitre, Robinson Neuville



Thème :
construction d’un quartier de ville constituée de 15 pavillons reliés entre eux et revendiquant chacun un thème sociétal, celui-ci d’ordre social, urbain, culturel, générationnel, moral (ou immoral), musical, etc. Ex : Le pavillon du plaisir ; Le pavillon de l’économie parallèle ; Le pavillon de la vie nocturne, etc.

Lieu : cour Sud (« cour du 14 »)

Equipes : 15 groupes de 11 étudiants.

Matériaux : 500 bottes de paille + plâtre à modeler.

Réalisation :
15 pavillons d’environ 4m2 au sol pour 2 mètres de hauteur.



Principe de la métropole :

Le terme métropole est ici entendu en son sens premier. Du grec mêtêr, mère, et polis, ville, il se rapporte à un modèle d’urbanisation susceptible de servir de matrice pour de nouvelles cités. L’expérimentation requiert ici la totalité de la surface de la cour Sud. Chaque groupe ayant à construire un pavillon, les règles d’urbanisme sont établies sur la base de la démocratie liquide mise au point par les Partis pirates allemand et suédois.



Note sur la démocratie liquide :

Au sein de la démocratie liquide, tout est facilité pour que les citoyens le désirant s'investissent le plus possible dans la vie politique, tandis que ceux qui ne le souhaitent pas délèguent leurs votes à des représentants. 

La plupart des problèmes sont décidés par un référendum direct. On peut déléguer son vote sur un certain sujet à une personne, et déléguer son vote sur un autre sujet à quelqu’un d’autre. Les délégations sont transitives : on peut déléguer à quelqu’un qui délègue à quelqu’un d’autre, etc. Dans ce système politique à géométrie variable, le vote délégué peut, dès la moindre divergence avec son représentant, être récupéré pour le déléguer à un autre représentant. A l’opposé d’un système aux mains de professionnels de la politique, tout citoyen ou groupe de citoyens délèguent son vote à différents représentants selon les sujets à traiter.

Chaque étudiant peut donc céder son vote à un ou des représentant(s) pour l’organisation de la cité. L’action de ces derniers consiste à penser les espaces communautaires et à régler les voisinages, une ou plusieurs rues reliant les pavillons entre eux.



Principe des pavillons :
la forme générale de chaque pavillon est dessinée par un volume plein en paille. Ce volume est ensuite enduit d’une mélange de paille et de plâtre. Le plâtre ainsi « armé » (devenu un « fibroplâtre »), la masse de paille est retirée de manière à ne laisser qu’une coque devenant structure autoportante.



Références :
Les coques minces appartenant à la famille des surfaces structurales, soit les membranes, les surfaces plissées et les coques. Martin Bechthold, dans Innovative surface structures (2008), propose le classement suivant. D’un côté les structures rigides : nappes de câbles, membranes précontraintes mécaniquement ou pneumatiquement. De l’autre les structures non rigides : grid shells, coques et surfaces plissées, formes libres et surfaces hybrides. Autres références : André Bloc, l’architecture de paille et plâtre dans la perspective d’un développement durable (Mexique, France, etc).