LES PROJETS P45
- Buenos Aires et le Rio
La ville par strates
responsables : A. Rivkin, R. Rouyer
Cet enseignement de projet vise la ville dense comprise comme superposition, imbrication et déplacements de strates différenciées, à commencer par les strates naturelles de son milieu. Pour se confronter à la ville par strates, le projet privilégie la section transversale et non pas le plan masse. Dés lors la définition qualitative d’un espace architectural précis et fragmentaire est à même de déclencher un processus de projet ouvert à la fluidité de son milieu. Face à l’urgence écologique, on répond ici non pas par un interventionnisme basé exclusivement sur des calculs quantitatifs, mais par un souci sur le rapport intime qui relie la définition de l’espace architectural et les mouvements de la nature. En s’accumulant comme fragments de ville, les strates qui construisent la métropole ne peuvent pas ignorer les strates naturelles sur lesquelles ils s’assoient ; ils doivent au contraire se situer dans sa continuité.
- « Chandigarh, la ville manifeste»
responsable : Y. ROUJON
Conçue à l’initiative de Nehru dés l’indépendance de l’Inde, Chandigarh, en près de 60 ans, s’est installée, s’est développée et s’est densifiée à partir des plans et principes de Le Corbusier. Le dogme du Mouvement Moderne de la séparation des voies rencontre, ici, le pragmatisme des villes nouvelles anglaises. Il accommode la rigueur du grand découpage des secteurs avec la souplesse des implantations pour fabriquer un nouveau modèle.
L’enjeu de l’Atelier est de comprendre les modalités des extensions et des densifications urbaines actuelles. Il s’agit, après l’analyse « in-situ » de rechercher par le projet les solutions urbaines, architecturales et paysagères capables de mettre en dynamique les tendances de la croissance contemporaine ; ses demandes résidentielles et ses usages avec les données fondamentales d’un territoire ; de son patrimoine architectural, urbain ou paysager déjà en place.
- Paris / Kyoto
responsables : T. Harada, J.J. Terrin, D. Leclerc
Etudier la culture et l’architecture japonaises pour comprendre les architectures actuelles qui se passe développent dans des contextes différents qu’en France. Cet enseignement consiste à faire l’étude d’un projet dans le cadre d’un échange international. Le projet se déroule en trois parties. La 1ère partie, en France, permet aux étudiants de se familiariser à la culture et l’architecture japonaise et à débuter le projet en vue du déplacement au Japon.
En 2ème partie, à Kyoto, les étudiants font les analyses de site et travaillent sur leurs projets en collaboration avec des étudiants japonais de KIT. La 3ème partie se déroule de nouveau à Versailles où les étudiants travaillent et finalisent leur projet japonais.
A leur tour, les étudiants de KIT se déplacent en France et s’associent avec nos étudiants pour élaborer leur projet situé à Paris.
Le projet sera donc un travail en équipe. Il nécessite un investissement individuel et collectif et l’acquisition de connaissances importantes. Il implique une collaboration directe et régulière avec les étudiants de KIT et avec la ville de Paris.
- Sauvegarde et adaptation des édifices du XXème siècle
responsable: B. Carrié
Cet enseignement s’adresse à des étudiants soucieux de relier leur intérêt pour l’histoire de l’architecture – en particulier celle du XXème siècle – à une pratique du projet qui met en tension les qualités positives remises à jour d’un édifice aujourd’hui en déshérence, avec les préoccupations sociales, économiques et esthétiques contemporaines.
Il sollicite et développe les compétences permettant de réunir les éléments utiles au projet: recollement d’archives, restitution de l’histoire de l’édifice et de son importance sociale, relever, analyse de la structure et des matériaux.
Il propose une pratique du projet basée sur une recomposition inventive dans laquelle les parties conservées développent avec les éléments rapportés des synergies inattendues porteuses de sens nouveau.
- Echange ENAV- Chulalongkorn Univ.
responsables : B. Fournier, J.P. Jerphanion
- Processus numériques / modélisation de situations
responsable: A. Descombes
Cet exercice se veut une introduction au champ de la morphogenèse comme processus de projet qui n’oppose pas immédiatement contenu et forme, ou du moins ne les verrouille pas dans un rapport déductif de causalité a priori. Nous partons du principe qu’il existe une pensée contemporaine de la forme qui, loin de mettre de côté les contenus sociaux, permet d’en repenser les enjeux de manière imaginative et productive.
On veillera à ce que cette approche morphogénétique ne se réduise pas à des « inspirations sculpturales », mais au contraire permette d’induire une mobilité, un paramétrage complexe de transformations. A ce titre, l’usage des logiciels de modélisation 3D et de machines à commande numériques est placé au c½ur de l’enseignement, l’objectif étant d’aborder le logiciel comme un outil d’analyse de situations, cette expression recouvrant autant une conception élargie du contexte et de l’environnement (urbain, écologique, patrimonial) qu’un réseau de « contraintes » (fonctionnelles, dimensionnelles, énergétiques) déduites du programme.
- Verticalité
responsable : R. Scoffier
Nous explorerons cette année le thème de la verticalité. Nous l'aborderons à la fois comme un constat mais aussi comme un moyen de réorienter, de réorganiser, des agglomérations floues et indécises…
Rien n'est plus effrayant que ces espaces infinis uniformément recouvert d'une couche homogène de constructions basses, une situation que nous retrouvons en tous les points de la planète. L'utilisation de la verticalité, en saturant certaines zones pour mieux en préserver d'autres, peut apparaître comme un outil efficace pour échapper à la répétition et produire de la différence. Elle permet aussi de penser des hauteurs capables de rendre perceptible, au sol, l'étalement, autrement incommensurable, de la mégapole contemporaine.
Nous travaillerons sur trois sites, trois situations différentes. Shanghai, où nous prendrons pour une année la relève de ce qui a été commencé précédemment dans les P 45 organisés par Djamel Klouche. Nice, plus précisément la Plaine du Var, une vaste zone chaotique où prédominent les activités agricoles. Longtemps considéré comme une frontière, cet axe naturel, vers lequel convergent la plupart des vallées de l'arrière-pays, peut s'articuler à la ville littorale qui s'étend de Cannes à Menton pour former une agglomération à l'échelle du département, directement connectée à un aéroport, la mer, une autoroute et une voie ferrée. Enfin Santiago du Chili, une ville d'Amérique latine qui souffre d'une réelle déficience de visibilité, où nous chercherons, dans le quartier historique de Bellavista, à monter des dispositifs capables de générer une centralité à l'échelle du développement de l'agglomération.
- Mode et Stratégie d’intervention sur les villes historiques
responsable: S. Noweir
OBJECTIF :
Cet enseignement vise trois objectifs à trois échelles.
1. Patrimoine et Développement : Comment intégrer le patrimoine architectural et urbain dans une stratégie globale du développement de la ville
2. Explorer à travers le projet la question du projet urbain et de l’amélioration de l’environnement urbain et du cadre bâti dans le cadre d’un développement intégré.
3. Mener des réflexions approfondies sue la question de la production et l’amélioration de l’habitat.
- Question Métropolitaine
responsable : D. Klouche
Le P45 s’intéresse à la question métropolitaine. En d’autres mots, à ce qui différencie une intervention urbanistique ou architecturale à Tokyo, Shanghai, ou Rio, d’une intervention à Roquefort la Bédoule.
Une première phase de recherche permettra de définir le cadre de cette spécificité, à travers l’étude approfondie d’un certain nombre de projets référents pré-sélectionnés.
Une seconde phase sur place (à Rio), se concentrera sur les spécificités du contexte d’intervention : Contexte physique (climat, topographie, etc), mais aussi socio-économique. Différentes études de faisabilités seront élaborés lors de ce séjour sous forme de Workshop intensif.
Une troisième phase enfin permettra de matérialiser les acquis des différentes recherches sous la forme d’un projet développé aussi précisément que possible. La proposition articulera les questions de flux, de réseaux, de densité, de programmation, d’espace public, de typologies, etc.
Comme les voyages personnels, une étude universitaire en milieu « exotique » n’a pas spécifiquement pour objet de développer des compétences « internationalistes », mais plutôt la mise en perspective d’une pratique quotidienne dont les tenants et aboutissants apparaissent soudain de manière plus objectives. Apprendre à connaître l’autre, c’est d’abord apprendre à se connaître sois-même.
- Ensa-v / Ensci
responsables : E. Combarel, L. Régis
Cette UE se déroule dans le cadre d’un contrat de partenariat avec l’Ecole Nationale Supérieure de Création Industrielle. Les étudiants des deux écoles - l’ENSAV et l’ENSCI - seront amenés à collaborer par équipes autour de projets communs.
Il s’agit de confronter les qualités d’inventivité spatiale propres à la culture architecturale, avec le potentiel créateur et le savoir-faire propres au monde du design. Ce dernier requiert une dimension rarement abordée dans le cursus des Ecoles d’architecture : la précision des intentions sur les plans matériels et fonctionnels. Il convoque aussi le choix d’un process industriel, à savoir l’ensemble des étapes ou transformations nécessaires à la fabrication du projet. Ce process, envisagé comme un moteur d’invention, pourra être envisagé sur un mode manuel, mécanisé ou complètement automatisé.
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Les projets
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